Festival de Cannes ou la canne festive?

26 Mai 2009

Bon bon bon…Les Gocentriques se sont trompés! Ce n’est pas Almodovar mais Haneke qui a reçu la palme d’or. Evidemment il n’y a rien d’étonnant à cela…Quand on vous parlait d’une histoire de famille…

Et qui aime les potins sur Isabelle Huppert?

On s’amusera à lire qu’Isabelle est la nouvelle dame de fer, s’imposant face à un jury devenu fantôme. Et sa froideur est à la fête!

Et voilà! Une nouveauté dans ce magnifique festival! On parle dans les médias bien plus de la présidente  que du film palmé!

Mais pour remettre les choses à leur juste valeur, si l’exigence d’Isabelle Huppert peut froisser certains, elle n’est pas moins un mont de sensibilité sous ce glacier volcanique.

 

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19 Mai 2009
Comment ne pas suivre le festival de Cannes même de loin sous la présidence d’Isabelle

Huppert! On pourrait la croiser dans la rue qu’on ne la reconnaitrait, remarquerait même pas!

Ce fut le cas des Gocentriques qui passèrent à côté d’elle, ou plutôt faillir la bousculer avant qu’on ne leur dise religieusement « C’est Isabelle! »

« Ah? » les gocentriques s’en étonnèrent, l’observèrent, la fixèrent pour répondre simplement

« ah oui c’est elle ».

Elle pouvait ainsi se confondre dans la masse, passer totalement inaperçu avant qu’une caméra ne vienne voler son image.

Et là la magie opère. Isabelle devient subitement sublime, puissante, d’une présence à crever les yeux et le coeur.

Elle attire la lumière, l’absorbe pour devenir éblouissante derrière l’écran. Une actrice dans toute sa splendeur.

C’est sous cette lumière qu’elle préside le festival de Cannes.

Pour ceux qui n’ont pas suivi, voici la sélection officielle de 20 films :

Pedro Almodovar (« Los abrazos rotos » – « Etreintes brisées »)- Andrea Arnold (« Fish Tank »)

- Jacques Audiard (« Un prophète »)

- Marco Bellocchio (« Vincere »)

- Jane Campion (« Bright Star »)

- Isabel Coixet (« Map of the Sounds of Tokyo »)

- Xavier Giannoli (« A l’origine »)

- Michael Haneke (« Das weisse band » – « Le ruban blanc »)

- Ang Lee (« Taking Woodstock »)

- Ken Loach (« Looking for Eric »)

- Lou Ye (« Chun Feng Chen Zui De Ye Wan » – « Nuits d’ivresse printanière »)

- Brillante Mendoza (« Kinatay »)

- Gaspar Noé (« Enter the Void » – « Soudain le vide »)

- Park Chan-wook (« Bak-jwi » – « Thirst, ceci est mon sang… »)

- Alain Resnais (« Les herbes folles »)

- Elia Suleiman (« The Time that Remains »)

- Quentin Tarantino (« Inglourious Basterds »)

- Johnnie To (« Vengeance »)

- Tsai Ming-liang (« Visage »)

- Lars von Trier (« Antichrist »)

 

Quoi? pas de films africains? Pas de films allemands?

Pourtant la production cinématographique germanique est en pleine effervescence, qui ne cesse de se renouveler avec une qualité qu’on ne saurait ne pas remarquer.

A la place, encore un Lars Von Triers qui veut choquer, une Jane Campion sentimentale,

un Quantin Tarentino, un Ken Loach etc etc…

Un peu facile tout cela! Le festival de Cannes devient plus une affaire de famille, ou plutôt une grosse affaire de famille à paillette qu’un festival qui voudrait défendre l’art cinématographique!

Mais nous le savons tous, le festival de Cannes est avant tout une histoire du star système!

Mais bon, ne désespérons pas, il y a quand même matière à s’amuser…

Les Gocentriques auraient tendance à voter pour le film japonais Air Doll pour sa future palme d’or mais ne faisant pas partis de la sélection officiell, ils voteront pour Almodovar.

Et vous?

Mylene Farmer en concert au Zenith à Strasbourg 2009

 

 

Strasbourg, 20H45 , devant le zénith des files d’attente attendent patiemment. Toutes les générations sont représentées 20, 30, 40, voir 50 ans.

Dans le hall, des gens se restaurent, achètent les gadgets présentés sur un stand. Mais la plupart sont déjà collés les uns aux autres dans la salle, assis sur des chaises ou debout dans la fosse.

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L’ambiance est calme avant les premières notes jouées. La tension monte, la frénésie s’installe, l’excitation augmente, la lumière tombe. Une basse retentit brutalement, un oeil apparait sur un écran. Celui de Mylène Farmer.
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Les Gocentriques ne savent que penser. Ils sont plongés entre l’effroi et le désarroi. Ils pensent aussitôt à Big brother, à 1984, à l’oeil égyptien. Seraient-ils tombés entre les mains d’une secte en adoration devant le grand dieu Mylène Farmer?

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Des images psychédéliques défilent, l’image d’un squelette, la lumière découvre la scène, des statues géantes, cadavresques, hideuses apparaissent. Mylène Farmer surgit du fin fond, minuscule dans ce décor gargantuesque. (Vive l’écran!)
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Une voix étouffée par le son démesuré d’un orchestre en pleine frénésie, frisant la saturation. Des corps habillés d’une combinaison couleur chair. Mylène Farmer ressemblant à une poupée manga.

Le concert à du mal à démarrer. Mylène Farmer chante comme une chanteuse de Cabaret de Broadway, strass et paillettes, ce serait pareil. Le sourire aux lèvres, bien comme il faut.

Comme dans la pièce « cabaret »  de Lagarce  « bien comme il faut ».

 

Des corps dénudés s’entrelacent et se déchirent sur l’écran sur une chanson « points de suture ». Les gocentriques n’écoutent  plus Mylène Farmer tant ils sont hypnotisés par ces images tellement laides. « C’est laid » qui chantait donc cette rengaine?

L’excitation du début s’effondre. Seul un petit groupe dans la fosse continue à crier ou sautiller. Ailleurs une sorte de léthargie s’installe . Les gocentriques sont abasourdies par un son trop désagréable, une voix qui dérape parfois, des chansons qui ne parlent à personne, une chorégraphie simpliste.

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Derrière les gocentriques, des gens. « Là elle se prépare ». Oui elle se prépare. Chanson suivante. Ils disent « Ca y est! » Effectivement c’était le moment de la petite larme à l’oeil.

Mais  Mylène sent que cela ne prend pas et  enchaine aussitôt sur un deuxième solo avec son pianiste (Yvan Cassar). Elle s’abandonne, abandonne son jeu ridicule d’une mise en scène trop guindée. Et la magie opère, son émotion gagne le public, le touche, le bouleverse. (Enfin c’est ce qu’on crut les Gocentriques mais en faisant quelques petites recherches, ils se sont rendus compte que dans tous ses concerts, c’est à la 9ème chanson Nous souviendrons nous qu’elle verse sa petite larme et remercie le public. Une mise en scène donc mais parfaitement menée)

Une écoute presque religieuse s’installe. Sa fragilité émotionnelle et légendaire fait vibrer la salle. Elle l’a compris. Elle remercie le public.

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Photo Claude Gassian/DNA

Un public dès lors se soulève, chante, applaudit, crie, écoute religieusement.

Ainsi soit jeu. Prouesse d’une chanson. Elle doit boire avant, chanson devenue difficile pour elle. Elle ne peut plus monter dans les aigües, elle baisse d’un ton. Mais voilà, on lui pardonne, tout lui est pardonné depuis cet instant.

Pourvu qu’elle soit douce, Libertine, Je suis un garçon, Désenchantée…La salle se soulève, frénétique, excitée. Une osmose fiévreuse et enchantée s’est crée. Et on repense à la chanson de Barbara « ma plus grande histoire d’amour, c’est vous ».

Même les quinquagénaires se lèvent, la salle entière est debout. L’émotion est à  son zénith.

Il faut l’avouer, si Mylène Farmer n’a pas beaucoup de présence sur scène, l’émotion  surpasse ce léger défaut lorsqu’il n’est pas qu’une mise en scène « bien comme il faut »

Les gocentriques regrettent cette première partie et ce décor qui les a beaucoup déçu. Elle n’a pas besoin de cela.

Les gens quittent la scène. Une jeune fille crie son enthousiasme pour un tel concert, rajoutant « pour une fois, j’ai compris ce qu’elle disait ».

 

 

Merci encore à cette inconnue, Karine, qui a permis aux Gocentriques d’aller à leur premier concert de Mylène Farmer. Les places assises sont résolument trop chers.

 

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Lien: Mylène Farmer Live à Nice

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Mylène Farmer au JT le 14 Juin 2009

 

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A la une
jeudi 07 mai 2009
Mylène Farmer: « la scène c’est la création ultime »

Cette interview exclusive de Mylène Farmer a été réalisée lundi 4 mai, au lendemain de son deuxième concert niçois, dans l’hôtel où elle séjournait, à Saint-Paul-de-Vence, près de Nice.
Comment vous sentez-vous après ces deux premiers concerts niçois ?

Fatiguée et soulagée. Le plus dur, c’est le premier spectacle. Avant, la peur m’habite. C’est une grosse machinerie qui impose que les choses soient, au départ, bridées. Il faut ensuite passer de la répétition à la légèreté, dépasser le côté robotisé. Il y a un gros travail sur l’image, sur chaque tableau, avec toujours l’objectif d’offrir du rêve.

C’est un défi physique important ?

Six mois d’entraînement, avec un coach, mon coach. Essentiellement de l’endurance. C’est fondamental avec une telle énergie. Chanter et danser à la fois n’est pas simple.

A la moitié du spectacle, on entre dans une phase intimiste, avec des ballades. Un moment qui semble vous procurer de l’émotion, vous embrumer les yeux…

Ceux qui ne m’aiment pas vont forcément trouver ça forcé. Mais même en répétition, ça me prend. Car nous sommes dans un moment de dépouillement, dans la fragilité de l’âme. Un moment de partage avec le public (qui chante beaucoup à ce moment là, N.D.L.R.). Je crois que l’émotion passe à travers le piano d’Yvan Cassar, qui est un grand pianiste, et dans les mots. On raconte sa propre histoire et chacun peut inventer la sienne à travers les mots.

Le public est, en quelque sorte, plongé dans un tourbillon sonore et visuel quasi hypnotique. Vous l’avez voulu ainsi ?

J’espère ne pas en avoir trop fait. L’idée, sans vouloir être prétentieuse, est de titiller l’imaginaire, l’inconscient.

Quelle est la base de départ de ce spectacle ?

Vous savez, nous sommes réceptifs à ce qui nous marque profondément, dans la littérature, le cinéma, l’art. Outre des désirs picturaux, je voulais arriver à quelque chose de contemporain, avec des symboles forts. Après, ça se construit comme un collier de perles.

Ce qui domine, dans le décor, ce sont deux grands squelettes…

Les squelettes, ce sont mes écorchés, inspirés par une sculpture du XVe siècle, qui existe dans une église en France. Après nous avoir écouté, Laurent (Boutonnat) et moi, Mark Fisher (concepteur du décor) nous a présenté cette œuvre, appelée « Le transit ». On lui a dit, il nous la faut, en immense… L’écorché, c’est le passage entre l’homme et le squelette, c’est la mort dans une certaine légèreté.

Il y a aussi un tableau animé, qui apparaît à la fin de « Ainsi sois-je », impressionnant et lugubre…

Il nous a été proposé par Alain Escalle (concepteur des décors). Une errance de personnages sur une plage. Une image très retravaillée par Alain de manière à le rendre, comment dire, fantomatique.

On va encore vous reprocher de tirer vers le lugubre, voire le morbide…

L’idée d’expliquer cela m’est difficile. Comment dire ? Pour moi, ce n’est pas morbide. Je veux simplement faire appel, encore une fois, à l’imaginaire, à l’inconscient. Bien sûr, cela draine des symboles. Mais, à chacun de se les approprier comme il l’entend. Ce n’est pas un passage en force. L’envie de choquer ne fait pas partie de moi. Mais l’envie de faire réagir, si ! C’est une manière de se sentir vivant. Dans mon dernier clip, la danse des squelettes est ludique.

Et c’est vrai, qu’en tenue d’écorché, vous êtes plutôt sexy…

(Elle sourit). Autant qu’à être terrifié par la mort, parce qu’elle est inéluctable, autant le prendre avec légèreté, autant en rire. Même si ce n’est pas tous les jours facile…

Est-ce que vous vous censurez parfois ?

Je crois qu’il y a toujours un peu d’auto-censure. Mais chez moi, cela arrive plutôt dans mes mots. Je vous donne un exemple. Dans « C’est une belle journée », je chante « C’est une belle journée/Je vais me coucher. » J’avais d’abord écrit, avec cynisme et dérision : « C’est une belle journée/Je vais me tuer. » Je me suis dit que cela allait peut-être trop loin, qu’il y avait des vies fragiles, que cela pouvait avoir des incidences. Donc, j’ai changé mon texte. Par contre, un sexe peut apparaître sur un écran, s’il n’est pas obscène, il n’y a aucun problème, cela fait partie de la vie.

Il y a beaucoup de représentations du corps dans votre spectacle. Par exemple, les images d’un couple qui s’attire et se repousse. Et surtout la trentaine de poupées nues, grandeur humaine, qui vous ressemblent, exposées dans une immense bibliothèque en fond de décor…

Le corps dans sa plénitude, puis dans sa décomposition avec l’écorché. Le vie faite de contorsions… Le couple en images que vous évoquez, ce sont deux danseurs. Ils expriment des sentiments d’amour et des expressions de douleur. Parce que l’amour intègre aussi le sentiment de douleur.

Pour résumer, votre univers est beaucoup un univers d’amour et de fantastique, non ?

J’adore le fantastique, dans le sens magique du terme, c’est-à-dire qui nous transporte hors de la réalité. J’ai été bercée par Edgar Poe et je continue à le lire et à le relire. Comme Stefan Zweig, comme Kafka. J’ai aussi adoré une série que j’ai découverte il y a peu, qui s’appelle, en français, La caravane de l’étrange. Sur un cirque itinérant, bizarroïde. Cela pullule de symboles, avec ce qui fait un cirque, un côté hyper-sensible et effrayant. C’est très bien réalisé. Un vrai voyage, métaphysique à souhait. J’aime ces univers.

Pour revenir concrètement au concert, aujourd’hui n’avez pas l’impression de plus créer l’événement avec vos spectacles qu’avec vos disques ?

D’abord, la scène est la création ultime. Personne n’entrave quoique ce soit. Quant à l’émotion, elle est d’abord générée par le concert, par ce qui se passe avec le public. Ensuite, il ne faut pas être dupe. C’est une évidence que l’économie du disque s’écroule. C’est une réalité avec laquelle il faut composer.

A ce propos, vous remplissez deux Stade de France en quelques heures et abordez une tournée de 32 concerts tous complets ou presque. L’engouement ne faiblit pas. Impressionnant, non ?

Cela m’émeut. En toute humilité, je me dis pourquoi moi ? Mais je n’ai jamais pensé que le public était acquis. Ce serait une erreur totale. Il peut être déçu. Il peut y avoir des hauts et des bas. Bien sûr, on a envie de durer, c’est humain, mais ça ne me hante pas. On ne peut pas forcer les choses. On peut engendrer. On peut décourager. Mais on est pas maître de sa vie. Par contre, pour durer, la chose fondamentale, c’est le travail. C’est une certitude. Cela se passe parfois dans la souffrance. Mais ça vaut le coup.

Même si cela peut vous valoir de vivre dans un « Paradis inanimé », comme vous le chantez dans votre dernier album. En quelques mots, être une star, c’est être seul ?

J’aurais pu choisir, un moment, une autre carrière, à l’international. J’ai souhaité rester sur la France, même si la Russie s’est offerte à moi un peu plus tard. Donc, j’aurais pu encore aller plus loin. Cela dit, je crois avoir toujours été un être solitaire avec, en même temps, une grande envie et un grand besoin de l’autre. Il faut juste bien choisir. Quoiqu’il en soit, je crois que les êtres humains ont un peu tous les mêmes appréhensions, les mêmes démons.

L’une des principales surprises de votre dernier album, c’est le côté révolutionnaire dans deux-trois titres comme « Réveiller le monde » où vous chantez : « Réveiller le monde/Rêver d’un autre été (…)/Révolus les mondes/Sans une révolution. » Surprenant ?

Je ne suis pas sûre de vouloir porter ce chapeau… Mais j’aime l’idée de la révolution, d’un peuple qui se soulève. J’aime le mouvement de masse. C’est une envie. Une espèce de cri de bête. Pas un message politique. Un regroupement est une force incroyable alors que parfois l’homme dans son individualité me terrifie.

On ne peut finir cette interview sans se rappeler que vous avez du sang breton, par votre mère, qui vit en Bretagne. Que pensez-vous avoir de breton en vous ?

(Elle sourit) La ténacité, le sens des valeurs profondes de la terre. Et puis… j’adore les crêpes ! Ma mère vit du côté de Pleyben. Enfant, j’ai passé mes vacances en Bretagne, à la ferme. J’adore les paysages tourmentés de la Bretagne.

http://www.ouest-france.fr/actu/actuDetFdj_-Mylene-Farmer-la-scene-est-la-creation-ultime_39382-924419_actu.Htm
Et pour ceux qui cela intéresse, voici une petite information :

Après sa tournée Mylène Farmer  devrait  jouer dans «L’ombre des autres», un film produit par Claude Berri…

 

 

Allez allez…Les Gocentriques ne peuvent s’en empêcher de jouer :

Jeu des différences.

 

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Alors? Qui a trouvé????

 

 

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Referencement internet

L’âge de glace 3 – Le temps des dinosaures

http://www.dailymotion.com/videox8u2ko

 

 

Et oui! Les gocentriques ont craqué! Malgré leur réticence à voir ces  sagas qui n’en finissent plus, leur folle envie de voir Scrat et son amour  pour sa noisette les ont fait succomber.

Ceux qui ont pu voir ce film en 3D ont sans aucun doute passé plus d’1h30 dans un univers plein d’émotions.

Mais pas besoin de cela pour baigner dans ces bons sentiments que L’âge de glace nous avait déjà servi dans ces deux précédents films.

On ne peut qu’être attendri par  notre cher paresseux Sid désireux de fonder lui même une famille comme ces amis Mammouth..Et oui! Personne ne résiste à cette tache verte et gluante, pas même les dinosaures.

Et Scrat encore et toujours ponctuera cette histoire par des situations hilarantes.

Les paysages sont magnifiques. Les détails des animaux étonnants. Un vrai petit plaisir visuel.

Pourtant les Gocentriques ont malgré tout été quelque peu déçus. Serait-ce parce qu’ils l’ont regardé en version française? On sait combien  les traductions peuvent parfois être si lointaines de la version originale.

On sent le désir de faire rire. Le comique de situation est voulu, trop prévisible, trop visible rendant ainsi certaines scènes proches du ridicule.

Les Gocentriques auraient aimé des dialogues qui  chatouilleraient leur esprit . Il y a eu quelques rares passages mais le reste était gentillait, parfois même pesant.

Un beau film d’animation avec un scénario moyen. Un bon divertissement.

 

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Referencement internet

The reader de Stephen Daldry

http://www.dailymotion.com/videox9qri9

Pas la peine de rappeler que ce film est une adaptation de la magnifique
oeuvre de Bernhard Schlink.Les adaptations sont souvent décevantes surtout lorsqu’elles s’attaquent à des monuments. Pourtant Stephen Daldry surprend par son style qui s’adapte si bien à cette écriture.

Déjà Stephen Daldry avait fait forte impression avec The hours, autre adaptation du roman de Michael Cunningham avec une bande originale marquante composée par Philip Glass.

Cette fois-ci encore, la musique a un rôle majeure dans The reader, Nico Mulhy compositeur de symphonies, de bandes-originales de film mais aussi qui a joué sur l’album de Bjork, donne un ton à ce film.

De la passion à la lecture et de la lecture à la passion. L’un et l’autre ne font qu’un.

Ce personnage énigmatique, dure et passionnée, insaisissable, sauvage et terriblement attachant et beau, cette femme si bien décrite par Schlink nous est donné à voir par cette sublime interprétation de Kate Winslet. Les Gocentriques ne se souvenait plus qu’elle avait eu un oscar mais tellement mérité.

Quoi de plus difficile qu’un tel rôle avec tous ses paradoxes, ses contradictions, ses secrets tout en  restant fidèle à l’oeuvre original.

Insaisissable. Tel serait le maître mot de ce livre, de ce film. Pas de lourdeurs intellectuelles mais juste une rencontre, des personnes qui tentent de vivre avec leur passé, leur futur dans un présent qui glisse sans cesse. Les douleurs, les remords, les regrets…Tous ces sentiments n’appartiennent qu’aux être qui vivent leur histoire.

Si l’oeuvre de Schlink reste incontournable, ce film, the reader, bien qu’étant un pâle reflet, est un beau film, une belle réussite.

 

 

 

Referencement internet

Music-Hall de Jean-Luc Lagarce mise en scène d’Alain Fromager

 

 

Mise en scène :   Alain FROMAGER
    Avec : Jean-Claude Bolle-Reddat, Sylvie Milhaud, Jean-François Perrier
Musique : Christian Girardot
Costumes : Patrick Dutertre
Assistante à la mise en scène: Florence Bosson, Chorégraphie: Véronique Ros de l

Music-Hall de Jean-Luc Lagarce mise en scène d'Alain Fromager dans Music-Hall de Jean-Luc Lagarce point

 

 

C’est une pièce toute agréable, légère et amusante qu’est « Music Hall ». Une histoire où une chanteuse et deux boys se retrouvent et évoquent leurs souvenirs du temps où le Music Hall vivait dans toute sa splendeur avant de sombrer dans les affres de l’oubli. Lente et désinvolte… et avec le sourire, la fille raconte l’histoire du magnétophone à bande pour un play-back.

Lente et désinvolte… et avec le sourire, la fille montre un intérêt presque démesuré pour un tabouret inflammable craint par des pompiers tout soucieux de la sécurité des lieux…

Et ainsi, lentement, désinvolte… et avec le sourire, j’entre progressivement dans cette atmosphère toute légère, insouciante et ridicule. Oui, ridicule! Un ridicule attendrissant, doux tant la chanteuse, avec le masque du sourire « bien comme il faut » me fait penser à une présupposée Miss France qui apprend qu’elle ne sera que Dauphine. Le sourire malgré l’amertume. Elle sourit malgré qu’elle ait envie de pleurer. ça ne se voit pas dit-elle, non ça ne se voit pas, car elle sourit. L’apparence prend le dessus, je ne vois que son sourire et je souris. Je suis comme dans un rêve, le leur, où je vois les difficultés matérielles, relationnelles, mais tout cela dans la bonne humeur, ce n’est plus la souffrance de l’être que je vois, juste une chanteuse lente, désinvolte… avec le sourire.

Mais le sens à tout cela? pensais-je.

« Et les spectateurs se disent : mais l’histoire? » Il n’y en a pas!

Ma pensée est dévoilée. Je deviens Le Spectateur, l’exigeant, le critique, celui qui déserte les salles. Et la réalité prend le dessus sur le jeu ou peut-être même le jeu sur la réalité. Peut-être que tout est jeu, qu’il suffit de sourire, lentement, avec désinvolture? Mais quand le masque tombe, le jeu de l’apparence devient amer.

Et tout continue lentement, avec désinvolture…

Et lentement, désinvolte et le sourire aux lèvres, je quitte le théâtre moi-même trompée par les confettis jonchés sur la scène.

 

 

  Dossier de Presse

InvitÈs

Il y a toujours un lieu comme ça, dans ce genre de ville, qui croit pouvoir servir de Music-Hall, lit-on au début de cette histoire. C’est dans un de ces lieux qu’une chanteuse et ses deux boys se retrouvent, un soir, comme tous les soirs depuis des années. Les images d’une gloire éteinte se mêlent aux souvenirs de leurs tournées dans une rêverie douce-amère… Le music-hall de province a laissé dans son sillage toute une mythologie avec ses couleurs et ses parfums. Aux réminiscences d’un âge d’or où les artistes débarquaient des paquebots en provenance de contrées exotiques, JeanLuc Lagarce a ajouté ses propres souvenirs de théâtre. Music-Hall est le récit tendre et drôle de trois héros perdus dans un monde qui ne les reconnaît plus.

Le numéro évoqué dans la pièce et que l’on entrevoit à peine est une sorte de pièce musicale vouée aux  » banlieues grises et villages hostiles ». Ce genre de lieu où les artistes doivent affronter chaque soir, selon l’humeur du public local, un besoin féroce de volupté, une mélancolie coriace ou une indifférence minérale. Devant le dépouillement rustique de certaines salles communales, il faut parfois imaginer de subtiles variations de chorégraphie pour les entrées, sorties et mouvements lascifs de jambes. Mais quand il n’y a ni scène adéquate, ni lumière frôlante, ni musique langoureuse, difficile de « faire comme si de rien n’était ». Et de rester en toute circonstance, comme le confie 12 chanteuse de Music-Hall,  » souriante, lente et désinvolte ».

Mythologie encore ? Peut-être. Mais avant d’être reconnu, le metteur en scène Jean-Luc Lagarce a vécu ces tournées de bric et de broc, ces découragements d’après spectacle, ces malentendus abyssaux, ces contrats  » à la recette sur entrées », ces buvettes lugubres de salles des fêtes, dont le seul souvenir déclenche l’hilarité, les soirs de nostalgie à plusieurs. Quelques années plus tard, il reprendra avec la même distance amusée ce motif de la troupe itinérante dans une pièce aux accents bernhardiens, Nous les héros, qui met en jeu d’autres proscrits. La brume romanesque entourant Music-Hall s’est estompée entretemps, laissant la place à des références plus autobiographiques  : « Après la représentation, on chante une fois encore, écrit Jean-Luc Lagarce, on joue de petits sketches idiots qui nous firent toujours rire – ceux-là qu’on préfère et que nous gardons pour nous – on danse un vieux numéro que nous avions appris pour une ancienne revue de pacotille… On ricane, on imite, on hurle de rire et parfois aussi, nous nous laissons aller à la nostalgie. Demain, nous fuirons, mais ce soir encore, nous faisons semblant puisque nous ne savons rien faire d’autre. »

Une nuit, à la sortie de la gare de Besançon (Doubs), j’ai vu sous la neige, portant ses valises et renonçant aux taxis, s’éloigner le chanteur Ringo Willy Cat, celui-là qui épousa la chanteuse Sheila, qui fut une grande vedette, comme nous disions, qui chanta avec elle lorsqu’ils se marièrent,  » Laisse les gondoles à Venise… » – mon frère et moi, nous reprenions le refrain en coeur – et qui venait pour deux soirs, un vendredi et un samedi, chanter ses anciens succès dans une boîte à strip-tease de cette froide ville de l’Est. Une fois, et cela, c’était à Morez aura), le directeur de la salle des fêtes nous expliqua que la semaine précédente, d’autres avaient eu plus de chance que nous, avec du catch féminin arbitré par un nain.

En Italie, à Aoste, il neigeait et tandis que nous mangions tous les trois dans un restaurant désert, abandonnés de ceux-là mêmes qui nous avaient invités, les garçons et les cuisiniers regardaient à la télévision un jeu braillard et coloré. Sur un bateau, au large de la Grèce, une grosse femme, par deux fois, revint gagner sa place, les acteurs la voyaient lentement passer, un verre de Martini à la main. Un petit garçon est venu me tirer par la manche, entre deux scènes, derrière le paravent et m’a dit  : « - ça va trop vite, je ne comprends rien du tout ! ». Une autre fois, et la tempête dehors faisait rage, un bonimenteur, que nous ne connaissions pas, vint dire que nous allions être drôles et nous, derrière le rideau, nous nous sommes mis à trembler de peur. Le plafond était si bas – je ne m’en souviens plus – le plafond était si bas que l’actrice décida de ne pas mettre ses souliers à hauts talons de peur de toucher les projecteurs avec son chignon alambiqué. Une dernière fois – et c’est comme un rêve -, je me suis trompé de porte et je suis entré par la porte centrale, au fond de l’immense scène du Châtelet, devant une salle vide totalement éclairée, et je suis resté pétrifié.

Derrière un rideau, une fois, et cela parlait d’acteurs encore, une chanteuse fondit en larmes aussitôt le rideau baissé et toute la salle l’entendit et éclata de rire. Une comédienne, mais cela, on me l’a raconté, se trompa de ville dans une tournée et au début de la soirée arriva à la porte d’un théâtre fermé tandis que toute la troupe l’attendait à plusieurs centaines de kilomètres de là.

Jean-Luc Lagarce octobre 1989

Jean-Luc Lagarce

Jean-Luc Lagarce est né le 14 février 1957 en Haute-Saône. Maîtrise de philosophie sur le thème Théâtre et pouvoir en occident, en 1981. Boursier du Centre National des Lettres en 1983 et 1988. Boursier du Prix Léonard de Vinci, résidence d’écriture à Berlin d’avril à août 1990. Auteur, metteur en scène, directeur de la Compagnie La Roulotte (cofondée avec François Berreur, Mireille Herbstmeyer et Pascale Vurpillot). Il est décédé le 30 septembre 1995. Depuis Carthage encore en 1979 à Le Pays lointain en 1995, son oeuvre compte une vingtaine de textes connus à ce jour, publiés dans la collection Tapuscrits à Théâtre Ouvert et aux éditions Les Solitaires Intempestifs. Ses pièces ont été montées notamment par François Berreur, Bérangère Bonvoisin, Jean-Claude Fall, Ghislaine Lenoir, François Rancillac, Christiane Cohendy, Hans Peter Cloos, Olivier Py, Robert Cantarella, Stanislas Nordey…

 

Referencement internet

Voyage d’Hiver d’Amélie Nothomb. Boycottons!

 

Et oui! Comme tous les ans les inconditionnels et les curieux attendent avec impatience ce nouveau roman qui ne cesse de se raccourcir puisqu’il n’aura que 120 pages cette année. Si les gocentriques font bien leur calcul, 10 pages en moins par an, Amélie Nothomb cessera d’écrire dans 12 ans!

(il est très amusant de lire que même les éditeurs ou les bases de données bibliographiques n’arrivent pas à se mettre d’accord puisqu’on lit 144 pages chez Albin Michel et 160 pages chez Electre)

Qu’importe la quantité si la qualité du contenu y est diront certains. Nous y voilà. Le contenu.

Les livres d’Amélie Nothomb sont en kit comme chez Ikea. On vous livre tout d’abord le titre, puis le résumé de la quatrième page de couverte, et la première page de couverture. Cela met en condition les futurs lecteurs, comment ne pas les rendre curieux?

Evidemment révéler le continue serait déjà une perte potentielle d’un futur lectorat portentiel (hic!). Comme chez Ikea, après voir monté tous les éléments ensembles vous constatez que le résultat est bancal.

Bref. Le contenu donc.

Pour commencer, résumons le résumé de la quatrième page. « Il n’y a pas d’échec amoureux ». Bon, comme il n’y a qu’une phrase, les gocentriques éviteront de la résumer davantage.

L’histoire. Enfin! Evidemment c’est une histoire d’amour à la Mélie. Un homme, Zoïle (notre écrivaine aurait elle le fantasme de tuer ses critiques?), tombe amoureux d’Astrolabe tyrannisée par des éditeurs acharnés et la sauve de leurs griffes. Dès lors ils vivent ensembles, nuit et jour, continuellement. Pour Zoïle, cela devient un problème et tente désespérément de se libérer ne serait-ce qu’un instant pour être seul et utilise toute sorte de subterfuges. Il va vivre cette situation comme un échec et décidera de détourner un avion par vengeance.

Et quel est le rapport avec le titre? Il n’y en a pas. Vous écoutez « voyage d’ Hiver » de Schubert et vous le marquez sur la première page. Cela fait bien.
Bon, pour tous ceux qui ont aimé « Cosmétique de l’ennemi » et détesté « Le fait du prince », préparez vous à un petit mélange des deux. Cela devrait donner quelque chose de…hmm…de moyen?

Quoiqu’il en soit, on aime ou on n’aime pas.

Mais là où le bas blesse, c’est qu’un nombre inconsidéré  de gens se laisse prendre dans les filets de l’éditeur allant acheter le livre non pas pour sa qualité (car ils se jettent sur le livre avant même d’entendre les critiques) mais pour répondre à une curiosité provoquée par un système hautement manipulateur. Ou pour l’image de l’écrivain et de ce qu’il renvoit(il m’a écrit, je lui ai parlé, il m’a téléphoné etc), bref celui qui joue du sentiment.
Il serait tellement mieux de boycotter cette nouvelle rentrée littéraire afin d’exprimer notre mécontentement, nous lecteurs, contre un système qui dessert absolument la Littérature avec un grand « L » et qui voile absolument tout esprit critique au profit de l’auteur faisant de notre écrivaine une rock star.

Mieux encore! Albin Michel se fait déjà un plaisir d’éditer avant même la sortie du livre, un  texte lu de Voyage d’hiver lu par Thibault de Montalembert. Vive le commerce!
Si un tel boycotte sur les ventes existait, cela remettrait en question ce système et obligerait les écrivains à revoir « leurs acquis »

Il est si facile de manipuler…D’ailleurs il est possible que l’histoire dite ci-dessus ne soit pas la bonne

Sortie le 19/08/2009

A voir aussi  Critiques et interviews de/ sur Amélie Nothomb : revue de presse (cliquez ici)

Et Point de vue des Gocentriques(cliquez ici)

Les premières réactions d’après la revue LIRE

  • Arnaud Laporte de France Culture n’a pas aimé du tout le livre
  • Nicolas Ungemuth du Figaro a à peine aimé le livre
  • Dabine Audrerie de La Croix a un peu aimé le livre


Amélie Nothomb, voyage d’hiver : critique des Gocentriques

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Les Gocentriques sont atteints d’une maladie incurable: la curiosité. Ils ont essayé toute sorte de remèdes, en vain. Depuis ils vivent et font avec.

Pourtant ils maintiennent ce profond désir de boycotter cette rentrée littéraire (ici). Mais comment lire ce nouveau Nothomb sans l’acheter?  L’emprunter dans une médiathèque demanderait de la patience à toute épreuve. Une bibliothécaire leur répondrait avec un gentil sourire « nous sommes désolés il est en commande » ou « je suis désolée, il est en traitement » ou « il est déjà emprunté mais vous pouvez le réserver ». Avec un peu d’espoir les gocentriques pourraient entendre cette dernière phrase fin décembre et répondraient « avec plaisir » pour entendre ensuite « il y déjà 3 réservations sur le livre, vous devez compter bien deux mois d’attente ». Là les gocentriques se sentiraient étrangement proche de Zoïle!

Bref, afin de préserver la tour Eiffel et rester intègre, les gocentriques ont préféré acheter un livre neuf en occasion. Et oui, ce qui est bien avec Nothomb, c’est qu’on peut déjà trouver des livres d’occasion la première semaine de sa sortie. Ainsi ils ne font pas grimper les ventes et le comble du bonheur ils préservent leur compte en banque lui aussi malade. Il faut dire que les gocentriques n’ont pas la chance d’avoir 4000 euros sur leur compte comme Zoïle.

Il est difficile de comprendre Albin Michel qui annonce 144 pages pour « Voyage d’Hiver » alors que la pagination est de 130 pages. AB a sans doute compté les pages blanches et la couverture. Mais c’est un détail. Le livre est sans doute court mais il faut l’avouer, cela est bien suffisant. Contrairement au livre « Le fait du prince » qui est non seulement court mais inabouti et inintéressant, « Voyage d’Hiver » est un condensé de réflexions dans des relations toutes aussi intrigantes pour ne pas dire freudiennes.

Les Gocentriques auraient pu le lire en une ou deux heures mais cela leur fut impossible.

C’est comme boire un liquide léger au gout bien agréable mais dont on sent sa lourdeur peut de temps après. Une sorte d’indigestion.

Zoïle est un personnage complexe malgré ses apparences d’amoureux transit. Il ne s’agit pas simplement d’une histoire d’amour mais bien plus du rapport de soi à l’autre et surtout de soi à soi-même. Les gocentriques ont trop souvent lu sur des sites des résumés du genre « Zoïle ne pouvant aimer Astrolabe décide de détourner un avion ».

Il ne s’agit pas là d’une possibilité ou non d’aimer Astrolabe ou d’un refus de sa part car elle accepte son amour mais pas comme il aurait souhaité.

Il s’agit bien plus d’un amour à sens unique. De cet amour où on aime un être non pas pour ce qu’il est mais pour ce qu’il représente dans l’imaginaire de l’amoureux transit, à la recherche d’un idéal. Voir ce qu’on ne peut pas voir tous les jours.

Il y a beaucoup de contradiction dans le personnage Zoïle qui le rend à la fois touchant et terriblement rebutant voire détestable ou ridicule. Mais intéressant.

Un livre sur des réflexions sur le corps et l’esprit, l’amour de soi et de l’autre, la vision des choses à l’état de l’enfance, l’écrivain etc…

Un livre qui ne laisse pas indifférent à sa lecture. Et un livre aboutit.

 

Lire la suite (ici)

Fish Tank d’Andrea Arnold

 

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Une histoire d’une jeune adolescente vivant dans une banlieue. Encore! Direz-vous. Et vous n’aurez pas tort…On se souviendra de « La Haine » ou encore « American Beauty » ou « Terrain vague » de Marcel Carné.

On devrait s’en lasser et pourtant ce film d’une durée de plus de deux heures ne tombe pas un instant dans le cliché, le mélodrame, le sentimentalisme ou la provocation.

Au contraire.

Le réalisateur nous donne un autre regard et nous montre une tranche de vie d’une jeune adolescente de 15 ans, Mia, vivant dans une banlieue de la région de l’Essex, à l’est de Londres. Caméra à l’épaule pour plus de réalisme emmenant ainsi le spectateur dans le tourbillon de cette vie à la fois dure et sans repère. Une famille décomposée, une mère paumée en plein adolescence encore, un langage sinon cru au moins vulgaire, Mia n’est que le pâle reflet de ce qui l’entoure cherchant une issue telle une bête sauvage enfermée dans un local. Cette issue est la dance hip-hop que Conor, l’amant de sa mère, saura remarquer. Cette attention, si peu soit-elle, ne saura laisser indifférente Mia.

A travers cette histoire, Andrea Arnold, nous montre avec force et subtilité la violence et la dureté de ces banlieues, de l’éducation et des valeurs qui sont totalement absentes. Et de leur conséquences. Avec subtilité, elle fait l’état des lieux d’une famille, de leurs relations ou du manque de relations. La mère et la fille ne communiqueront qu’un instant par la danse. Les répliques sont surprenantes parfois jusqu’à faire rire. Les plans raprochés, les flous, les profondeurs de champs, la caméra à l’épaule…Toutes ces techniques sont remarquablement bien maîtrisées pour nous plonger dans cet univers. Sans compter le jeu de la jeune Mia (Katie Jarvis) qui interprête très bien ce rôle tout en  nuance.

Voilà une belle réussite d’une chronique sociale.

Film qui avait reçu le prix du jury à Cannes cette année et sans aucun doute bien mérité

 

 

La quatrième dimension

Se pencher sur un album de famille est l’œuvre la plus bouleversante qu’il soit. Bien entendu, les vieilles photos jaunies sur lesquelles on trouve des être inconnus ou pas connus encore dans notre propre conscience est un film tourné en noir et blanc avec émotions. Mais sans plus.

Mais ouvrir un album de famille, de sa famille retraçant sa propre histoire, ses propres souvenirs…L’univers prend subitement une autre dimension, celle du temps, uniquement.

Le temps qui passe, les êtres changent, seuls les souvenirs restent. Mais quels souvenirs ?

Qui n’a jamais eu cette impression surprenante de ne pas reconnaître son père, sa mère ou soi-même sur les photos ? Les regardant comme des étrangers et se dire « Ces personnes là, ce sont celles qui ont partagé mon histoire » . Oui ces personnes sont comme des comédiens qui auraient interprétés l’histoire de celui ou celle qui regarde les photos.

Le temps qui passe. Le temps qui s’arrête. Un être proche meure et fige à jamais l’image de ses derniers instants dans les esprits. Bien entendu son souvenir est toujours présent, on se rappelle des moments passés ensembles, agréables ou non, mais quel visage avait il ? Celui de ses derniers instants. La seule photo devenue immortelle. La seule qui fut la plus chère ou la plus dure. La seule qui marque à jamais un cœur encore dans la course du temps.

Le temps. Horloge sinistre dont le doigt nous menace et nous dit « souviens-toi ». Se souvenir. Il est tellement plus aisé d’oublier ce que ces photos représentaient jusqu’à ne plus se reconnaître sur l’image. « Qui est donc cette inconnue ? C’est moi ! » Oui c’est elle parce qu’on lui a dit que c’était elle. Parce que peut-être ses yeux…Oui ses yeux lui ressemblent, peut-être. Mais c’est elle. Autour d’elle, personne n’en doute. Alors elle n’en doute pas. Pourtant elle n’a aucun souvenir de son image ou d’une image allant avec ses souvenirs. L’un et l’autre sont séparés. A jamais. A jamais ? Se souvenir. On croit avoir oublié un grand pan de notre existence. « Ah oui ? Il était là ? Je ne m’en souviens plus ». Sans aucun doute notre mémoire est sélective, du moins le pense-t-on. Mais qui n’a jamais eu cette étrange sensation d’un saut subit dans le passé ? Une sonnerie, une odeur, une voix, un regard, un paysage…Et tout à coup une image, non plus celle d’une photo, mais celle d’un souvenir, d’une situation qu’on croyait à jamais oubliée et pourtant. Pourtant subitement on se rappelle enfant voire encore bébé dans son lit à barreau explorant les premiers gestes de l’écriture avec une clef comme crayon dessinant avec passion sur une armoire. Et le souvenir d’un cri, un cri familier, celui de sa mère.

On regarde des films, des pièces de théâtre, on lit des livres pour se divertir ou explorer des mondes nouveaux. Mais la plus grande aventure est avant tout soi-même nous plongeant ainsi dans les labyrinthes de la quatrième dimension, celle de son âme.

La boxe, la boxe féminine, le théâtre

La boxe,  la boxe féminine, le théâtre.

Quel est le rapport? Certes,  la boxe et la boxe féminine c’est la même chose diront certains, d’autres s’exclameront à l’injure. Et le théâtre dans tout cela?

Non. La boxe ce n’est pas du théâtre. Cela ne fait aucun doute.

La boxe anglaise,  née au XVIII ème siècle et organisée par des parieurs, était très peu réglementée et se jouait à mains nues. La violence était telle que les accidents mortels n’étaient pas rares et les parieurs souvent mécontents se lançaient dans une bagarre infernale. Cette boxe se rapprochait de la lutte. Quelques grands noms qu’on ne pourrait oublier : James Figg, Jack Broughton, et Daniel Mendoza.

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C’est alors, le Marquis de Queensberry (après quelques règles édités par le journaliste Graham Chambers) rédigea un règlement en 1865, qui reste la base de ce sport appelé aussi le « noble art ».

Et oui! Ce marquis décida qu’il fallait privilégier l’agilité plutôt que la force. Cette boxe suivra les émigrants aux Etats-Unis puis sera introduite en France en 1899 par Louis Lerda.

Pourtant l’image de ce sport, qui règne dans l’inconscient collectif si grandement véhiculé par le grand écran, est celle d’une salle enfumée où des hurlements de voix accompagnent des mouvements agités voire excités. Des hommes en sueur ensanglantés, au bord de l’épuisement, continuent à se battre tels des chiens enragés.

La violence de ce sport et de cette représentation n’a absolument rien de noble.

Encore aujourd’hui, à regarder Mohammed Ali, ce grand champion qui ne cesse d’impressionner, la violence est toujours omniprésente.

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Et pourtant. Lorsqu’on s’intéresse d’un peu plus près à ce sport, on découvre une sorte de complexité pas toujours évidente pour le commun des mortels.

Cette boxe dont la violence ne peut se détacher de notre inconscient est très diverse (sans rentrer dans les différentes boxes existentes) dans sa réglementation.

Car il existe une boxe professionnelle et une boxe amateur. Cette dernière entra en 1907 aux jeux olympiques respectant d’autres règles. Plus technique, plus précise, avec protection, elle s’attache à la forme pure de la boxe. La violence n’est plus son maître mot même si le ko existe toujours. Et on retrouve ce que désirait le Marquis de Queensberry à savoir l’agilité à la violence.

La boxe est un sport difficile et de longue haleine bien qu’encore une fois on croit qu’il suffit d’être un bourrin et taper bien fort avec ses tripes. Il n’en n’est rien, du moins pas tout à fait. Il ne suffit pas d’avoir de gros bras pour être boxeur. Il ne suffit pas d’avoir la hargne non plus. C’est un tout. Beaucoup d’exigence comme dans tous les sport mais aussi de la souplesse, de bonnes jambes agiles et fermes, un buste souple, une bonne endurance, de la rapidité, de la vigilance, de la concentration, de l’anticipation, et bien sûr, de la force.

Comme dans tous les sports me direz vous. Peut-être mais à l’exception que ce sport est un concentré de toutes les disciplines sportives.Une adresse d’exception est de règle qui peut être fatale lorsqu’elle est oubliée. Un moment d’inattention et on oublie qui on est. Observer son adversaire, feinter, esquiver, enchaîner, porter, se protéger, attaquer, riposter, se dégager, etc etc. On ne peut imaginer ce qu’endure un coeur en 3mn.

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Dans la boxe féminine, on retrouve absolument toutes les qualités de ce sport, de ce noble art. Les Gocentriques, encore plein de préjugés, ont été émerveillés en voyant boxer Saliha Ouchen, plusieurs fois championne du Monde, de France, d’Europe. La première image qui leur passa à l’esprit fut celle d’une libellule. Elle se déplaçait comme cet insecte : avec la même grâce, la même précision. On aurait dit un spectacle de danse. Parfois même à de l’escrime. Car il faut le dire, entre la boxe et l’escrime, il n’y a qu’un pas à faire.

Ainsi la boxe prend un nouveau visage avec la boxe féminine, ou plutôt son vrai visage : celui d’un sport noble. Celui de la boxe dans toute sa splendeur, sa grandeur, et son intelligence.

Bien entendu, dans la boxe professionnelle et masculine on la retrouve aussi. Il suffit de voir les grands champions du monde se déplacer avec précision et agilité « comme un escrimeur » pour se rendre compte que la boxe a grandement évoluée.

Et une grande entrée dans l’histoire du sport :La boxe féminine fera son apparition aux Jeux olympiques de Londres en 2012, a annoncé jeudi Jacques Rogge, le président du Comité international olympique (CIO).

Et le théâtre dans tout cela?
Le comédien est sur scène comme le boxeur est sur le ring. Il ne joue pas contre mais avec. Il doit être disponible avec la souplesse de son corps. Ses mots sont parfois envoyés comme des directs, des crochets, des upercuts. Il esquive pour riposter ensuite. Contourne, observe chaque mouvement. Il doit avoir une vision de 180° comme doit l’avoir celui d’un boxeur. Etre disponible dans sa tête pour être prêt à rebondir, le même entrainement, la même rigueur. Anticiper, être précis.

Et comme dirait un grand professeur de théâtre « dis tes phrases comme si tu boxais »

Et s’il n’y avait qu’un pas à faire?

 

Informations provenant de la http://ffboxe.com :

Zone Interdite
La boxe, la boxe féminine, le théâtre dans La Boxe cale
« La rage de vaincre : deux filles sur le ring »
cale dans Le GOTHEATRE
Mercredi 4 novembre 2009
cale

Sarah Ourahmoune, 26 ans, et Lucie Bertaud, 24 ans, sont deux recrues de choc pour l’entraîneur Saïd Bennajem, du Boxing Beats d’Aubervilliers, le club qui rassemble le plus grand nombre de boxeuses en France. Admises à Sciences Po Paris dans un cursus réservé aux sportifs de haut niveau, elles veulent faire leurs preuves dans un milieu qui leur est étranger.

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Ces championnes d’Europe de boxe font travailler leur corps et leur tête. Leur parcours du combattant est aussi un modèle d’ascension sociale. Aujourd’hui, elles continuent à travailler pour vivre : Sarah est éducatrice spécialisée à Aubervilliers, Lucie est hôtesse d’accueil à l’Institut du Sport de Paris. Un quotidien particulièrement mouvementé, qui nécessite une exigence à toute épreuve.

Zone Interdite jeudi 5 novembre à 23h05 sur M6

 

Amélie ou Fabienne Nothomb

Allez, un nouvel épisode dans l’affaire Nothomb.

Par le plus grand hasard, les gocentriques sont tombés (c’est le cas de le dire!) sur un blog donnant d’étranges informations sur Amélie Nothomb.

En résumé, elle ne s’appellerait pas Amélie mais Fabienne

Elle ne serait pas née au Japon mais à Bruxelles non pas le 13 Aout 1967 mais le 9 juillet 1966 à Etterbeek.

Les Gocentriques ont alors fait quelques recherches :

Nous pouvons voir à la sacem qu’elle a été enregistrée sous le nom de Fabienne Nothomb (compositrice de quelques chansons de la chanteuse Robert)

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Et les Gocentriques ont trouvé son mémoire, effectivement sur Bernanos, sous le nom de Fabienne Nothomb.

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Sur son prénom il n’y a donc aucun doute!

Quant à sa date et son lieu de naissance, difficile de trouver des preuves tangibles.

 

Reste tout de même des affirmations pour le moins troublantes sur ce blog:http://blogspotdoris.blogspot.com/2009/08/scoop-lautre-face-damelie-nothomb-sur.html

Certains affirment que Fabienne Nothomb s’est faite  appeler Amélie durant son enfance devenu son prénom par excellence. Nous voulons le croire. Et encore, combien même elle aurait changé de prénom, cela n’a guère d’importance.

Comme nous voulons croire qu’elle est vraiment née au Japon et non pas à Bruxelles. Faisons donc confiance à l’auteure. A quoi cela lui servirait de mentir sur son lieu de naissance et son parcours sachant que si la vérité se découvrirait, cela pourrait porter préjudice à l’auteure.

Mais le doute subsiste. Il suffit de consulter le dossier pdf si dessous, un extrait de l’Etat Présent de la Noblesse Belge, un annuaire officiel qui se fonde sur l’état civil pour voir les preuves s’accumuler.

A supposer qu’Amélie Nothomb nous ait mené en bateau, on ne peut que la féliciter de cet exploit pour avoir trompé tout le monde à commencer ses biographes.

Extrait de l’annuaire de 1979
Amélie ou Fabienne Nothomb dans Et si Amelie Nothomb nous avait menti? pdf nothomb.pdf

 

 

Agora de Alejandro Amenabar

 

Encore un péplum direz-vous, oui mais pas n’importe quel péplum : c’est un péplum moderne.

 

 

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Alejandro Amenabar utilise sans hésitation le numérique pour certains de ses plans qui n’échappent pas au regard du spectateur même si celui-ci n’est pas avisé.

Mais qu’importe, cela ne dérange pas et donne une qualité graphique parfois plus qu’agréable, voire esthétique. Comment ne pas se souvenir de nos bons vieux péplums loin d’être aussi bien léchés.

Cet esthétisme est le fruit de plusieurs années de travail et d’un gros budget. Mais pas la peine de le mentionner, cela se voit dès le premier coup d’oeil.

Un péplum qui a donc tout pour plaire et pourtant!

L’histoire est celle d’ Hypatie, mathématicienne, astronome et philosophe qui cherche à déterminer les lois exactes qui régissent le déplacement de la Terre au sein du système solaire. Cela dans un contexte politico-religieux difficile.

Pourtant l’histoire ne prend pas. Il est difficile de croire au jeu de Rachel Weisz (Rachel Weisz) dans sa quête chevronnée concernant les mouvements planétaires.  La bibliothèque elle-même parait être qu’un prétexte à l’histoire qui semble tourner uniquement autour de la religion, des religions.

L’histoire est pleine de contradiction, de longueur, d’incompréhension…Et plus on avance dans le film, plus on perd le fil de l’histoire, on comprend de moins en moins les rapports entre les personnages, car trop fades, hermétiques…Seule une certaine vie bestiale ou  obsessionnelle semble mouvoir tous ces gens. L’intérêt ou la croyance de chacun frôle le ridicule. La philosophie, l’astronomie, la science, la religion deviennent le summum de l’absurdité.

Alejandro Amenabar  a fait d’Angora une bien pauvre fresque (historique? non certainement pas) et on peut aisément comprendre la froideur qui accueillit ce film au festival de Cannes.

 

 

 

Les Génériques : la même molécule, oui, mais le même médicament?

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Une petite parenthèse : Une pensée pour les haïtiens

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Les génériques sont venus sur le marché depuis quelques années pour soigner les trous de la caisse maladie. Venir est un mot bien gentil, non, ils ont été imposés aux pharmaciens, aux malades.

Les pharmaciens recevaient une compensation financière lorsqu’ils vendaient un certain nombre de génériques selon un quota négocié au départ.

Mais cela ne suffisait pas pour convaincre les français. Une nouvelle loi bien discrète obligea les pharmaciens à vendre au moins la moitié (à confirmer) de génériques sur l’ensemble de médicaments notés sur l’ordonnance afin que le malade puisse bénéficier du tiers payants.

Ce que la plupart des gens ne savent pas, c’est qu’ils peuvent refuser les génériques proposés voire imposés par les pharmaciens à  conditions de payer de suite les médicaments pour se les faire rembourser par la suite.

Tant que la note n’est pas excessive, il est donc encore possible de refuser les génériques.

Mais bon, on se dit « pourquoi pas, si c’est la même molécule . Et si cela soulage le déficit de la caisse maladie ».

La même molécule oui…Mais le même médicament?

Une petite vidéo en introduction :

http://www.dailymotion.com/videox33oi1

 

et la lettre du docteur Dupagne que vous retrouvez sur le site http://www.atoute.org

« Les médicaments génériques sont-ils identiques ?

Lettre ouverte au Directeur de l’AFSSAPS, agence française du médicament.


Les génériques sont-ils vraiment identiques aux médicaments de marque ? Difficile de le savoir en l’absence de documents permettant de se faire une opinion objective.

Le consommateur peut constater tous les jours que les génériques de boissons au cola ou de pâtes à tartiner chocolatées ne sont pas identiques aux marques copiées.

Dans ce courrier, je demande au directeur de l’agence du médicament de m’indiquer les sources des études d’équivalence.

Edit : Ajout le 16 février de la réponse officielle de l’AFFSaPS

Monsieur Jean Marimbert
AFSSAPS
143/147 boulevard Anatole France.
F92285 Saint Denis Cedex

 

Monsieur le Directeur,

 

Les services de la CNAMTS exercent une forte pression sur les pharmaciens pour délivrer des génériques en lieu et place des médicaments de marque que je prescris.

 

Mes patients me posent régulièrement la question « C’est la même chose docteur ? ». Je répondais encore récemment toujours positivement à cette question, mais, l’EBM [2] m’ayant contaminé, j’ai cherché des éléments probants pour fonder cette réponse qui engage ma responsabilité.

 

J’ai bien noté que légalement, en France, une spécialité générique est, par rapport à une spécialité de référence « celle qui a la même composition qualitative et quantitative en principes actifs, la même forme pharmaceutique et dont la bioéquivalence avec la spécialité de référence est démontrée par des études de biodisponibilité appropriées »

 

Malheureusement, j’ai découvert que les « études de biodisponibilité appropriées » consistaient souvent en « pas d’études de biodisponibilité ». En effet , une étude de dissolution en milieu aqueux ne peut être qualifiée d’étude de biodisponibilité. La moindre des choses pour des produits destinés à la santé humaine, et dont les budgets sont conséquents, serait d’exiger des études sur des volontaires sains.

 

J’ai certes pris connaissance des documents suivants :
- http://afssaps.sante.fr/pdf/5/rapport_control_laboratoire_generiques.pdf
- http://afssaps.sante.fr/htm/1/pharmaco/cr060501-add.pdf

 

Mais ils sont bien peu détaillés et ne permettent pas d’emporter la conviction. Je voudrais savoir où trouver les compte-rendus détaillés des tests et contrôles cités qui n’ont pas de raison d’être tenus secrets, bien au contraire.

 

D’autant que des études indépendantes détaillées sont disponibles qui ne vont pas dans le sens des conclusions des documents sus-cités :

 

http://www.atoute.org/medicaments/equ-pharma-fr.pdf

 

Le faible niveau d’exigence de vos services en terme d’identité des excipients, de la sécabilité, de la dissolution ou des autres caractéristiques du produit aboutit à un sentiment de flou préjudiciable à une prescription sereine. Certains patients s’en émeuvent en public : http://www.dailymotion.com/video/x33oi1

 

Dans l’état actuel des données disponibles, il m’est impossible de répondre « oui » à un patient qui me demande si les génériques sont équivalents aux princeps. Mes patients sont très déstabilisés par cette situation et beaucoup exigent donc le médicament princeps auprès de leur pharmacien, quitte à perdre le tiers-payant.

 

Je vous serais donc reconnaissant de bien vouloir guider ma recherche documentaire fondée sur une recherche de transparence.

 

J’ajoute qu’entre les vrais génériques (légaux), les faux génériques sous nom de fantaisie non substituables (Beclojet par exemple), les excipients pertinents créant des sous-classes au sein d’un groupe, les génériques parfois plus chers que les princeps, il est devenu très difficile de s’y retrouver, même pour des professionnels de santé.

 

En vous remerciant pour l’attention que vous apporterez à ce courrier, je vous prie d’agréer, Monsieur le Directeur, l’expression de ma considération distinguée.

 

Dr Dominique Dupagne (lettre adressée par courrier postal le 28/01/2008)

 

 

 

 

 

 

 

 


Réponse reçue par courrier le 15 février : 

 

AFASSaPS
Direction de l’Evaluation des Médicaments et des Produits Biologiques.
A : M. Dominique Dupagne
2 rue de Phalsbourg
75017 Paris
St Denis, le 14 février 2008
Monsieur,
Par courrier du 28 janvier 2008, vous souhaitez appeler notre attention sur un certain nombre de questions que vous vous posez au sujet des médicaments génériques. Ces questions concernent essentiellement la substitution de médicaments génériques au produit princeps et d’une manière générale, le contrôle qualité des génériques.
C’est avec la meilleure attention que j’ai pris connaissance de votre courrier et je suis très sensible au souci de santé publique dont vos interrogations témoignent.
En réponse, je tiens à vous préciser que conformément à l’article R. 5121-1-5° du Code de la Santé Publique (CSP), une spécialité générique doit avoir la même composition qualitative et quantitative en principe actif, la même forme pharmaceutique que la spécialité de référence et présenter une bioéquivalence avec cette dernière.
Aucune définition réglementaire ou technique n’exige une identité de la composition excipiendaire entre la spécialité générique et la spécialité de référence.
Toutefois, lorsqu’une spécialité renferme un excipient à effet notoire défini dans l’article R. 5143-8 du CSP comme « tout excipient dont la présence peut nécessiter des précautions d’emploi pour certaines catégories particulières de patients », la présence de cet excipient figure sur la notice et l’étiquetage du médicament ainsi que sur le répertoire des génériques,
En conséquence, il appartient au médecin lors de la prescription et au pharmacien en cas de substitution de prendre en compte la présence dans la spécialité choisie (médicament princeps ou générique) des excipients à effet notoire et de juger de l’opportunité de prescrire ou de délivrer une telle spécialité, notamment en fonction de la situation clinique du patient (allergies éventuelles). À cet égard, je vous précise que l’utilisation de ces excipients à effets notoires n’est pas une particularité des seuls médicaments génériques puisque ces excipients peuvent se trouver aussi dans les médicaments princeps.
S’agissant de la bioéquivalence des médicaments génériques par rapport aux spécialités de référence, je tiens à vous préciser que cette démonstration exigée par la loi est un des critères indispensables pour l’autorisation de ces spécialités. En effet, tous les médicaments génériques (à l’exception de quelques rares cas autorisés par la loi) doivent apporter la preuve de la bioéquivalence. L’exemption de la bioéquivalence reste exceptionnelle et se base sur les critères définis par la loi (absence de tout risque de bioinéquivalence et absence de tout risque en termes de sécurité et d’efficacité). Dans ce cas, les études de dissolution doivent apporter la preuve que le principe active se libère de la même façon entre la spécialité générique et la spécialité de référence.
S’agissant du problème de l’identification des médicaments génériques par les professionnels de santé, il est à noter que le répertoire des génériques constitue une précieuse base d’information pour faciliter la prescription de médicaments génériques et la substitution au sein d’un groupe générique.
En effet, le répertoire des groupes génériques présente les spécialités incluses dans chaque groupe générique, en précisant leur dosage et leur forme pharmaceutique. Les groupes génériques sont regroupés par principe actif désigné par sa dénomination commune précédée de la mention « dénomination commune » et par voie d’administration. Les mentions qui doivent, en application de l’article R. 5000-1, figurer dans une prescription libellée en dénomination commune sont spécifiées dans le répertoire à l’attention des prescripteurs.
En outre, je tiens à vous préciser que les médicaments génériques sont des médicaments à part entière, ils sont évalués, contrôlés et inspectés par l’ AFSSaPS et bénéficient de toutes les garanties de qualité et d’efficacité comme les médicaments dont ils sont copies.
Enfin, je tiens également à vous informer que la dernière question relative au prix des spécialités génériques ne relève pas du champ de compétences de l’AFSSAPS dont les missions s’articulent autour de j’évaluation, du suivi et du contrôle des produits de santé. Cette question est en effet du ressort du Comité Economique des Produits de Santé (CEPS) que je vous invite à contacter.
Dans l’espoir que ces précisions seront de nature à répondre à vos interrogations, je vous prie d’agréer, Monsieur, l’assurance de ma considération distinguée.
Pour le Directeur Général et par délégation,
Le Directeur de l’Evaluation
Des Médicaments et des Produits Biologiques.
Pr Philippe LECHAT

 

Docteur Dupagne :
Je ne savais pas que le Pr Philippe LECHAT avait été nommé directeur de l’évaluation. Ce n’est pas n’importe qui : médecin des hôpitaux et surtout pharmacologue réputé. C’est un homme que j’estime.

La longue lettre qu’il m’a fait l’honneur de m’envoyer doit être lue attentivement. Il énonce des généralités sur les génériques (dont l’essentiel était présent dans ma lettre), mais ne répond pas à ma question :
- Quelles sont les groupes ou spécialités pour lesquels l’AFSSaPS se contente d’études de dilutions ?
- Où trouver les résultats des études de biovéquivalence ou de biodilution entre les génériques et les princeps ?

Cette non réponse ne peut être que volontaire.

Cela signifie que l’AFSSaPS ne souhaite pas publier ces documents (dont elle dispose), sur internet pas exemple, ce qui ne coûterait quasiment rien. Le Pr LECHAT n’y est peut-être pour rien, mais ce goût du secret de l’administration française est détestable : ce que l’on cache est toujours suspect. La transparence fait partie de la qualité.

Lorsqu’un nouveau médicament est commercialisé, je peux consulter la majorité des études scientifiques (publiées) lui ayant permis d’obtenir sa mise sur le marché. Je peux aussi me fier à des revues indépendantes qui analysent ce dossier et en font une synthèse fiable (La Revue Prescrire essentiellement).

Pour les génériques, je n’ai rien. Je dois faire confiance aveuglément à l’AFFSaPS.

Donc, la prochaîne fois qu’un patient me demandera « c’est pareil les génériques docteur ? » Je pourrai lui répondre :
- D’après l’AFSSaPS, oui.
- Et d’après vous docteur ?
- D’après moi ? Aucune idée.

L’Afssaps constate et tolère des différences de biodisponibilité de l’ordre de 25% d’un produit à l’autre. C’est peu, mais ce n’est pas rien. »

 

Les gocentriques vous invitent vivement à suivre les discussions du forum avec l’intervention très intéressante par exemple d’un pharmacien :

 

« Bonjour,

Quelques questions en vrac à propos des génériques. Certaines avec propositions de réponse.

Quelqu’un peut il m’expliquer pourquoi il n’y a pas eu d’accord entre industriels du médicament et autorités sanitaires pour programmer une baisse de prix des médicaments, un certain temps après leur mise sur le marché?
Il existe bien des négociations pour fixer le prix d’un nouveau médicament !!
Une baisse programmée et progressive (pour ne pas bousculer les trésoreries des laboratoires) sur tous les médicaments « anciens », n’aurait elle pas fait faire bien plus d’économies à la sécurité sociale (à nous tous, donc) ?

Qui vérifie si tous les laboratoires « génériqueurs », dont ceux situés en Inde, par exemple, respectent scrupuleusement les « bonnes pratiques de fabrication » ? L’Afssaps, Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé ?

Est-il plus facile de détecter les médicaments contrefaits, qui semblent pénétrer les circuits « professionnels » de certains pays d’Europe, parmi la masse des « contrefaçons légales »?

Pourquoi le fait de savoir qu’une recherche importante pour trouver un médicament très innovant ne sera peut-être pas amortie avant la concurrence des génériques stimulerait les industriels du médicament ?

La substitution du médicament prescrit par le médecin ne pourrait elle pas avoir un effet « nocebo » ? Ne pourrait-elle pas nuire à l’OBSERVANCE du traitement ?

Pourquoi le pharmacien, qui passe du temps à convaincre le client (qui n’est pas toujours le patient) que le générique est le « même « médicament, en aurait il moins pour donner les conseils appropriés, analyser l’ordonnance et faire vérifier par un collaborateur qu’il ne s’est pas trompé en substituant ?

Que veut dire exactement : « copie conforme », expression si souvent utilisée en parlant du générique ?
Copie conforme égale : possibilité de nom différent (en plus du nom du ou des principes actifs, les noms de fantaisies sont, hélas, également autorisés pour les génériques), aspect différent (conditionnement extérieur et médicament lui-même), excipient différent, biodisponibilité différente (– 20 à + 25 %), contre-indications différentes et effets indésirables différents (selon les excipients), indications différentes (quand le fabricant du princeps a récemment fourni une étude pour une indication supplémentaire).

Pourquoi un de mes amis s’est il aperçu qu’il prenait depuis un mois du pantoprazole à la place de la pravastatine (Vasten°) ? Pourquoi la pharmacienne s’est elle trompé en substituant ? Réponse de cette dernière : » c’est le même laboratoire de génériques, alors les boites se ressemblent….. »

Pourquoi l’inflation du nombre de références de médicaments sur le marché (génériques inclus, dont je n’ose imaginer le nombre dans 20 ans) n’entrainerait elle pas une augmentation du risque d’ERREUR MEDICAMENTEUSE ?

Qui va se charger d’évaluer les conséquences en matière de santé publique ?

Pourquoi ai-je abandonné l’exercice de ma profession (pharmacien remplaçant en officine) lors de l’ »avènement du générique » ?
Pourquoi je ne m’imagine pas dire, comme certain « confrère », à une dame âgée, atteinte de Parkinson : » Vous ne pouvez pas avaler le générique de votre somnifère parce qu’il est plus gros ? Vous voulez celui prescrit par votre neurologue ? Alors vous n’aurez pas le tiers payant, vous allez payer la totalité (plus de 1000 euros) et la sécurité sociale vous remboursera plus tard, quand elle aura le temps. » ?

Réponse : par respect pour les patients !!! Par respect pour ma conscience professionnelle.

Pourquoi j’aimerais que tout ce que j’écris ici soit 100% HOAX ?
Parce que j’aurais certainement un moral meilleur et davantage envie de servir cette société.

Fabrice, pharmacien. « 
mais aussi un livre édité par le cnrs :
 

 

 

 

Titre du document / Document title

Pharmacovigilance des médicaments génériques et apparentés = Pharmacovigilance of generic drugs

Auteur(s) / Author(s)

LAROCHE M. L. (1) ; CREPIN S. (1) ; MERLE L. (1) ;

Affiliation(s) du ou des auteurs / Author(s) Affiliation(s)

(1) Centre régional de pharmacovigilance, CHU Dupuytren, 87042 Limoges, FRANCE

Résumé / Abstract

Les médicaments génériques, à grand renfort de mesures incitatives, prennent progressivement leur place sur le marché du médicament en France. Toutefois, la définition officielle du médicament générique suscite quelques points de réflexion, étayés par l’analyse de la bibliographie et deux exemples d’études de pharmacovigilance française. En effet, certains paramètres du médicament générique et de la substitution ne sont pas contrôlés ou le sont mal. Ils peuvent alors conduire, avec une fréquence mal connue, à une inefficacité du traitement ou à la survenue d’effets indésirables. Quelques recommandations sur l’utilisation des médicaments génériques sont proposées: améliorer la qualité des études de bioéquivalence ainsi que la qualité et l’accès aux informations relatives aux médicaments génériques et apparentés, éviter la substitution dans les traitements chroniques et dans certaines catégories de la population (personnes âgées, personnes allergiques). Ces recommandations doivent aussi s’accompagner d’études pharmaco-épidémiologiques bien menées pour mieux préciser les risques réels des médicaments génériques.

Revue / Journal Title

La Lettre du pharmacologue   ISSN 0984-452X

 

 

 

 

 

 

 

 

Le canari : un oiseau pas comme les autres

 

 

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Les gocentriques se penchent un instant vers la gonature pour observer  ce petit oiseau banal.

Banal?

C’est ce que le gocentrique croyait, pensait. Mais le voilà admiratif devant l’intelligence extraordinaire de cet animal hors du commun. Cela est dit.

Une mémoire de moineau? Qui a dit cela?

Il observe absolument tout. En très peu de temps il connaitra vos habitudes, mieux il prendra l’habitude et vous étudiera!

Un doute?

Un petit test : une friandise que vous lui montrez puis la cachez pour la poser discrètement à l’autre bout de la pièce, à peine le dos tourné déjà il s’est envolé pour la manger. Certes la gourmandise est avant tout le propre de leur intelligence. Mais ils sauront vous tromper en montrant une profonde indifférence tant que la situation ne leur est pas favorable. Et l’homme se croit maître de la nature!

Plus étonnant encore. Ils n’ont pas peur! Leur sociabilité est impressionnante. Il viendra voler près de vous, se poser à côté de vous bien qu’il ne soit pas rassuré. Le désir de votre présence se fait plus fort que sa peur. Et par malheur, s’il se trouve au sol, il est nécessaire de faire bien attention, car céder le passage, pour le canari, semble de l’ordre de l’impossible.

Il est tellement étonnant de voir ces petits oiseaux faire confiance en l’humain.

 

Ne manquez pas la saison 1 Les invincibles à partir du Mardi 9 mars à 22h30 sur Arte.

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 Les invincibles – montres Benoit Linder © MakingProd.JPG

Les invincibles, réalisée par Pierric Gantelmi d’Ille et Alexandre Castagnetti , a été tournée à Strasbourg et ses environs à l’automne 2008 pour la saison 1 et 2009 pour la saison 2. Coproduite par Arte et Making prod (start-up fondée par Matthieu Viala et Stéphane Drouet) , elle a obtenu le soutien financier de la Communauté Urbaine de Strasbourg et la Région Alsace ainsi que l’aide de leurs bureaux d’accueil.


SYNOPSIS
Ils sont 4 amis de toujours. A bientôt trente ans, ils sont sûrs d’une chose : s’ils ne changent rien dans leurs vies, ils finiront vieux, cons et aigris. Ils ont passé les 10 dernières années à bâtir des relations amoureuses stables et sages…Ils ont l’impression de ne pas avoir profité de leur jeunesse.
Ils veulent maintenant changer radicalement. Aventure, conquêtes et irresponsabilités vont devenir autour d’un pacte les nouvelles voies pour assouvir leur soif de liberté.
Mais cette cure d’immaturité se révélera plus chaotique que prévu : entre clashs avec leur entourage, la revanche des ex, les non-dits au sein du groupe et la confrontation à leurs propres limites, nos invincibles vont être embarqués dans un véritable parcours initiatique. En sortiront-ils grandis ?


Cette série, au ton neuf et pleine d’humour, est une adaptation d’une série québécoise du même nom qui a eu un grand succès lors de sa diffusion au canada. L’adaptation française quant à elle a bénéficié de quelques petits changements  de réécriture, la série étant passée de 12 à 8 épisodes de 52 minutes et les noms de nos quatre compères devenant Hassan, Vince, F-X, et Mano sont interprétés par Cédric Ben Abdallah, Benjamin Cohen, Benjamin Bellecour, Jean-Michel Portal.

On retrouve aussi Lou Doillon, Clémentine Célarié, Jackie Berroyer, François Dunoyer et parmi nos comédiens régionaux : François Rollinet Luc Schillinger, Xavier Boulanger, Pascale Lequesne notamment.  A noter qu‘ Alexandre Castagnetti, l’un des deux réalisateurs, fait parti du groupe « la chanson du dimanche » et  est l’auteur du générique de la série.

Un casting donc de choix pour une adaptation bien prometteuse. Voilà un projet audacieux pour la chaine Arte qui se tourne vers les séries télévisées, désireuse de toucher un public jeune avec les Invincibles. N’oublions pas que cette série est déjà connue  des professionnels lors de sa présentation au festival de la Rochelle et au festival des scénaristes en Série et a su se faire remarquer  par son ton neuf.

Cette nouvelle série  marquera-t-elle l’histoire des séries tv française comme ce fut le cas avec « Un gars, une fille »,  autre adaptation québécoise?

Quoiqu’il en soit, le tournage de cette série est déjà un événement en soi.

La saison 1 a été tournée Strasbourg et ses environs durant une soixantaine de jours durant lesquels une centaine de décors ont été utilisés,  près de 1000 figurants, une centaine de comédiens professionnels, et une trentaine de techniciens de l’audiovisuel locaux ont été embauchés tout au long du tournage.

Plusieurs décors ont été utilisés par jour parmi lesquels on retrouve : maisons et appartements privés, les bars La java, Les aviateurs, sur une péniche, à la clinique Ste-Odile de Neudorf, à l’Université, à l’école St-Thomas, dans d’innombrables extérieurs reconnaissables, Parc du Contades, Petite France, dans les locaux d’Arte, mais aussi dans des communes de la CUS, Blaesheim (course de vélo), Oberhausbergen (maison de retraite), Eschau (église Ste Trophime) et également à Dingsheim.

Une série humouristique qui renouvelle l’image de notre région.

  • Liens :
  1. Pour voir le premier épisode de la série :

http://plus7.arte.tv/fr/1697660,CmC=3090616.html

  1. Pour lire la critique des Gocentriques :

Critique des Gocentriques

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Thierry Schrotz : des collages qui collent aux émotions

Thierry Schrotz : des collages qui collent aux émotions dans arts plastiques 2863093613_f1755a066b

Thierry Schrotz © Tous droits réservés

 

Quand  le monde ferme ses volets pour rejoindre les bras de Morphée, Thierry Schrotz rejoint son atelier, débordant de revues recueillies à droite et à gauche, sous le regard inspiré du dieu lunaire. Avec une patience et une persévérance des plus surprenantes à faire pâlir le commun de mortel, son talent ne cesse de s’exprimer depuis des années de travail, de recherche, et surtout de goût pour l’esthétisme. Tel un horloger, avec une précision des plus aigüe, il assemble chaque pièce scrupuleusement découpée dans diverses revues pour créer un tableau où les couleurs et les formes expriment une beauté des plus époustouflantes.

Musicien, pianiste de métier, Thierry Schrotz nous fait découvrir une autre musique à travers ses collages. Une musique qui sait émouvoir, une création qui touche l’âme.

Un artiste à découvrir. Mieux encore, un artiste bourré de talents à connaître avant tout. Un artiste qui ouvre avant tout le chemin de l’émotion et de la beauté.

 

2863927416_a60f6d0a1c dans Thierry Schrotz

Thierry Schrotz © Tous droits réservés

 

L’article ci-dessous est extrait de Midi-Libre

http://fabregues.blogs.midilibre.com/archive/2009/02/20/vernissage-des-collages-de-thierry-schrotz.html

Vernissage des collages de Thierry Schrotz

 

 

5-sens-0209-P9071.jpgL’association l’Art à la mairie a déménagé pour une soirée l’exposition de la mairie au centre culturel de Fabrègues. Tous les mois, depuis une quinzaine d’années, la présidente de l’association fait découvrir aux Fabréguois, un artiste, un peintre, un photographe, un dessinateur….

En février, la mairie aurait été trop petite pour accueillir pour le vernissage, les choristes et amis de Thierry Schrotz, d’où ce repli au centre culturel.

Dominique Crayssac, l’adjoint à la culture était présent. « C’est agréable de voir autant de monde, autour d’un artiste, j’ai admiré vos tableaux, je suis impressionné », a-t-il déclaré.

Thierry a expliqué sa passion des collages. « Je travaille la nuit, je récupère un peu partout les dessins que je découpe, et l’assemblage se fait  avec en fond, un son musical ».

Pour la circonstance, les associations ont prété main forte : Jetez l’encre a préparé l‘apéritif du vernissage et les 4 chemins, l’atelier des amis du garage, le prof d’arts plastique Serge Tissot étaient là pour peindre et modeler la scène.

Dommage pour les artistes restés au fond de la salle, car les choristes ne sont restés sur scène que le temps de cinq morceaux.

Tout autour de la salle José Janson était installée sur des grilles l’exposition des collages de Thierry Schrotz.

Bravo à Thierry, c’est un travail de titan, avec une imagination et une patience débordante. En admirant les œuvres, nous découvrons des têtes politiques, des oiseaux, des instruments de musique, c’est à voir et à revoir. L’exposition reste en mairie jusqu’au 28 février, visible tous les jours sauf le samedi et dimanche aux heures de bureau.5-sens-0209-V9078.jpg

Les invincibles : critiques des Gocentriques

Les deux premiers épisodes très attendus de la série Les invincibles saison 1 ont été enfin diffusés hier soir sur Arte à 22h20.

22h20, étrange créneau horaire pour cette diffusion qui n’a pas manqué de publicité pour son annonce. A savoir que les épisodes durent plus de 50 minutes, il faut s’attendre à ne pas se coucher avant minuit voire plus tard. Bonjour les réveils matin, à moins d’enregistrer la série, ce qui n’est malheureusement pas à la portée de tout le monde.

Si Arte souhaitait avoir une forte audience ce soir là, il faut bien avouer que l’heure n’était guère appropriée.

Concernant la série, c’est une agréable surprise : le jeu des acteurs est de qualité ainsi que que la réalisation. Les plans sont bien faits, la bo est bien choisie, les intermèdes bd qui entrecoupent la série sont originaux et l’histoire plutôt marrante.

Pourtant il manque un petit quelque chose à cette série. Non pas qu’elle manque de rythme dans son ensemble mais à vouloir tellement être bien léchée on se perd dans une sorte de ronronnement continue. Il y a une sorte de contradiction entre les personnages au caractère bien affirmé (deux en particulier) et des situations qui les noient. Ou des situations atypiques voire catastrophiques dans lesquelles les personnages s’agglutinent. Ainsi souvent on passe à côté de l’effet comique. Bref, tout cela manque de contraste par rapport à la prétention de cette série. La demi-mesure ne lui va pas.

Cela est bien dommage car il faut le souligner tout de même,  dans la géographie des séries françaises, les invincibles fait figure d’innovation et de qualité. On ne peut que souhaiter qu’elle soit la pionner d’un renouveau dans l’histoire des séries françaises jusqu’à présent très médiocres.

Les invincibles – 3ème et 4ème épisodes -arte

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Les invincibles – montres Benoit Linder © MakingProd.JPG

La serie francaise "les invincibles" (Pour les femmes)

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[poll=50665]Si l’effet de la surprise était encore bel et bien présent lors des deux premiers épisodes, les suivants prennent une allure de croisière. On ne s’en lasse pas mais on n’en devient pas non plus des « addictes » de la série. Bien on contraire, plus on avance dans leur pathétique histoire, et plus nos héros deviennent profondément antipathiques. Des anti-héros certes, mais des anti-héros qu’on n’aime pas. Une série bête et méchante certes avec ces garçons qui veulent retrouver leur adolescence. Qui se prennent pour des héros d’une bande dessinée, refusant de grandir se heurtant à la réalité qui n’est pas celle de leurs fantasmes. La liberté s’acquière t elle uniquement en faisant table rase? La lecture de cette série est d’un tel degré qu’elle pourrait en être un sujet de réflexion. Et elle en est, sans aucun doute. Mais parfois, la réalisation est insoutenable. Arte nous propose parfois des images qui peuvent très facilement heurter notre sensibilité par sa violence souvent sexuelle. La gratuité en est presque l’honneur. Pour ne pas dire l’horreur! Et, détail des plus amusants, là où toutes les chaînes et studios mettent un honneur à bannir certaines images, arte montre des personnages qui ne cessent de fumer. Arte en pleine rebellion? Ou réalisateurs complètement bidons?

Le concept de cette série est vraiment très intéressant mais la réalisation laisse vraiment à désirer. Peut-être ne touche t elle qu’un public masculin? Il serait intéressant de faire un sondage. A vos claviers!

Animalier – Photos

3

5

macaque

autruche

1

cigogne

Paysage alsacien – Photos

paysage

arbre

lampadaire

tulipe, fleur

couché du soleil

pétale

lune

Un dimanche comme un autre…Photos

fleur

cane et son caneton

joggeur

joggeur

promeneur

au détour d'un banc

au détour d'un banc

tag

fleur

Rêverie au bord de l’eau

 

 

 

 

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Animation estivale de Strasbourg sur le bassin Austerlitz
Cette deuxième édition sur ce nouveau site apprécié par un grand nombre de citadins, charme à nouveau par ses jets d’eau qui nous rappellent de lointaines histoires féériques ou des rêves d’un jour ou d’une nuit.

Les jets d’eau ont déjà connu leur succès il y a bien des années près  des ponts couverts. Avec un besoin de renouvellement d’autres animations ont succédé les années suivantes mais n’accueillirent pas le succès escompté.

Depuis l’année dernière, cette animation retrouve son public qui vient au rendez vous tous les soirs pour s’évader ou s’émerveiller pendant 20 minutes devant un flux de lumière et une danse de l’eau bercé au fil de la musique pour finir dans une explosion de feu de joie.

Un petit aperçu en cliquant sur le lien suivant

 

 

http://www.flickr.com/photos/51880265@N03/sets/72157624639839342/show/

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Amélie nothomb: une forme de vie : critiques

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© Ergodea.

 Toutes les photos,créations de photos ou articles sont personnels (sauf si mentionnés) et sont donc soumis à la loi et protection de l’auteur. (Article L122-4 Créé par Loi 92-597 1992-07-01 annexe JORF 3 juillet 1992). Les copies ou copier/coller sont donc autorisés uniquement si la source est mentionnée et sur demande faite au préalable.
 

On aime ou on aime pas du Nothomb. Il n’y pas de secret.

Du Nothomb. On en parle comme d’un plat cuisiné par un grand chef mais dont on ne sait pas encore si le mets nous plaira ou non.  Parfois les ingrédients ne vont pas ensembles ou peu, parfois les saveurs  sont si délicieuses qu’elles font frémir les papilles de notre petit cerveau. Et toujours, les gocentriques attendent de goûter ce nouveau met avec cette curiosité pétillante dans le palais. Car si Amélie Nothomb ne cesse d’avoir d’étrange rapport avec la nourriture dans ses romans, ses romans provoquent d’étranges comparaisons avec le champ lexical culinaire.

Et comme toute cuisine avec spécialité, certains aiment d’autres non. Spécialité oui. Car Amélie Nothomb ne cesse de surprendre avec ces romans sortant des sentiers battus. Cette année, elle nous sert un roman épistolaire. Une nouvelle recette, certes, déjà utilisées par d’autres mais bien à la sauce nothombienne.

Tous les ingrédients sont là: le rapport avec l’autre, le corps, la nourriture, l’écriture, l’écrivain…Et bien entendu le mot pneu! Certains apparaissent dans leurs films, d’autres ont pour habitude d’intégrer le mot pneu dans leurs romans. Cela fait sourire. Amélie Nothomb n’a pas peur du ridicule, elle s’amuse, s’en amuse, un petit clin d’oeil et l’histoire continue.

Et l’histoire? Oui car nous attendons une histoire. C’est un roman nous dit-on et dans les romans il y a toujours eu des histoires.

L’histoire est donc un échange épistolaire entre un écrivain dont on reconnaitra Amélie Nothomb et un soldat basé en Irak. Cet échange de lettres semblent démarrer assez difficilement. On entend qu’une seule voix, celle d’Amélie. Mais très vite, les gocentriques se prennent au jeu. Deux êtres apparaissent. Une mise en scène, des êtres poreux plongés chacun dans leur univers à la fois mystérieux et douloureux, se découvrant mutuellement, s’attachant l’un à l’autre, s’interrogeant sur ce qu’est la vie de l’un, la vie de l’autre, la vie en général… Les gocentriques les suivent du regard le souffle coupé, craignant qu’ils tombent à un moment ou à un autre . L’un deux se rapproche. Et l’un deux tombe.

L’autre cet inconnu.

Après avoir goûté aux milles saveurs de tout genre, Amélie Nothomb sert en dessert une chute des plus belle qui soit. Ce qu’elle n’avait pas fait depuis bien longtemps.

Pas de métaphores serpentines dans ce roman. Beaucoup de justesse et de sincérité. Des métaphores certes mais claires, succinctes mais efficaces. Allant à l’essentiel.

Si les gocentriques prévoyaient que ces romans allaient se réduire au fur et à mesure que les années passent, Amélie Nothomb semblent partager cette vision. A force d’aller à l’essentiel elle risque de perdre l’essentiel.

Mais les gocentriques se rassurent. Ce n’est pas le cas avec ce roman. C’est une pure merveille, ce rapport avec l’autre, avec soi, avec la nourriture. Et puis Yourcenar a commencé par écrire une oeuvre majeure pour finir pas des oeuvres mineures, rien d’étonnant qu’Amélie Nothomb prenne le chemin inverse.

Une forme de vie : un petit délice à partager sans modération.

 

http://www.dailymotion.com/videoxewhw3

 

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Les Gocentriques vont à l'encontre de la culture de masse et proposent une recherche de l'esthétisme ouverte à tous.

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Lizabuzz

Lisabuzz.com parle de Gocentriques : N y allons pas par quatre chemins, Gocentriques est proprement hallucinant. D un point de vue esthétique, ce blog est soigné, propre et d un gout très sûr. D un point de vue littéraire, il mériterait l équivalent du prix Goncourt du Web. Chaque matin, je brûle de lire les textes splendides de Le Gocentrique. Ca donne véritablement envie de visiter le Nord Est et pourquoi pas, un jour, rencontrer Le Gocentrique... signé http://blog.lisabuzz.com